mototaxis

Douala-moto_Nicolas-Eyidi-JA

Depuis le discours du Président de la République du Cameroun le 10 février 2014 à l’occasion de la fête nationale de la jeunesse, le phénomène de « mototaxi » est devenu de plus en plus crucial et critique.

Ce qui le rend encore plus important c’est l’avènement des parapluies pour motos, qui certes nous protègent un temps soit peu de la mort, mais qui sont a l’origine de plusieurs accidents de la routes dans les villes en cette saison de pluies.

Nous empruntons chaque jour des mots-taxi, communément appelé ici « ben skin » pour nous déployer. Jadis réserver aux travailleurs qui voulaient arrondir les fins de mois et quelques retraités, ce moyen de transport a peu a peu gagné une place de choix dans les habitudes des camerounais.

Oui parce qu’il est plus rapide et pratique dans les embouteillages,

Oui parce qu’il est surtout accessible dans les quartiers moins infrastructures.

Cette pratique professionnelle en elle même n’est pas sujet a critique, mais lorsque des jeunes s’y lancent pour survivre, il se pose un problème.

Nous n’avons pas tous eu la chance de fréquenter des écoles, et de travailler dans des bureaux, ni encore d’apprendre un métier et d’en vivre. Pour certains, c’est même le seul moyen pour eux de s’éloigner de l’ennui, du vice et du besoin. Oui pourquoi pas ? Mais lorsqu’une personne désespérée et prête a tout pour le pain quotidien se lance dans un domaine aussi délicat que le transport, la vie des citoyens ne se résume plus qu’a la chance.

Ils sont tous devenus des taxis, à environ 03 places pour les plus cléments. « Lorsque vous proposer une destination a un potentiel conducteur de mototaxi, la première question n’est plus ‘’vous avez combien ? / Où la bas ?’’  Mais plus tôt, ‘’seul ?’’ » ‘‘On dirait un taxi.’’  Si par malheur vous n’êtes pas accompagné,  « alors on bâche ? Où tu payes 500 ? ».

Le « bêchement » est un impératif si on n’a pas assez d’argent pour payer les frais de transport pour deux.

Ce phénomène impulser au départ par les clients eux même parce qu’ils étaient a deux et partaient ensemble au même endroit, a été récupéré par les ‘’benskineurs’’ et désormais c’est une règle inébranlable de conduite au Cameroun. Que vos destinations soient les mêmes ou pas, vous devez souffrir de vous faire serrer entre le conducteur et le deuxième passager.

La femme est plus malheureuse dans ce processus car si le bâcheur est un homme, en fonction de la sensibilité sexuelle de ce dernier, celle ci pourrait arriver a destination avec une tache liquide dans le dos, ce qui se veut très indignant. Pour éviter cette indignation soit tu empruntes un taxi qui s’éterniseras dans les embouteillages, soit tu payes deux places point/ barre.